La Politique Intégrale et le changement

pi et le changement

Dernièrement, PI a subi une petite onde de choc, et cet événement a provoqué des soupirs comme des sourires. Lorsque l’an passé, à Olten, nous avons demandé à une dizaine de jeunes ce qu’ils pensaient de PI, ce qui leur plaisait ou ce qu’il manquait, c’est comme une nouvelle ère qui a commencé.

Le groupe « Génération PI », créé à cette occasion, a reçu de la part du comité la mission de rafraîchir l’image de PI et d’élaborer une stratégie de communication. De plus, un renouvellement du site Internet de PI devrait se dérouler en parallèle.

Fin novembre dernier, le groupe « Génération PI » a présenté ses résultats au comité. Il lui a aussi adressé quelques difficiles questions : PI a-t-elle l’intention de devenir un parti ? PI veut-elle se lancer en politique ? Pour quelles causes et pour qui PI est-elle prête à s’engager ? Apparemment, notre image à l’extérieur ne permettait pas de trouver réponse à ces questions.

Cet échange a réveillé des souvenirs et des blessures anciennes, ainsi qu’alimenté des doutes et des peurs. Néanmoins, nous ressentions une énergie nouvelle, une chance. Il soufflait un vent nouveau, rempli de confiance et de courage. La gratitude et la reconnaissance du travail effectué jusqu’ici grandissaient à nouveau.

« Génération PI » a étudié trois propositions concernant l’évolution de PI.

Ces trois variantes ont mené à des discussions animées dans toutes les régions et tous les groupes. Le 8 février 2019, en conclusion de la séance extraordinaire du comité, nous avons la méthode intégralisante sur le thème du changement. La vision suivante en découle : « Nous vivons le changement avec joie, confiance et ardeur. Nous percevons notre responsabilité pour chaque individu et pour l’ensemble. »

Ensuite, le groupe « Génération PI » a obtenu un nouveau mandat : former des équipes de base, qui ont la tâche de se mettre en réseau avec des mouvements pour le changement, des associations de quartier et des communautés d’intérêts afin de développer un concept et de le mettre en pratique. Ils se chargent eux-mêmes de récolter de l’argent pour poursuivre la vision. Le travail des équipes de base est rémunéré. Un représentant du groupe fait état de l’avancée du projet à chaque séance du comité et à l’assemblée générale.

Le nom « Politique Intégrale » et le slogan « Plus que de la politique. Etre le changement. » subsistent.

 Yvonne Schwienbacher, Co-Présidente de PI

Le manque de motivation des candidats ramollit la campagne électorale

Une situation des plus inhabituelles m’a conduit à prendre la décision de me porter candidat sous les couleurs de Politique Intégrale. Malgré ma participation à chaque votation, la politique reste pour moi un concept artificiel qui peine à se déployer. Elle vise à promouvoir la voie démocratique, elle aussi en perte de vitesse. Il faut qu’elle reprenne des forces.

pascal

Je vis dans un pays prospère où tout va bien grâce à ses performances, à ses aptitudes, à sa neutralité qui fait l’objet d’éloges mais s’effrite tout de même, à sa précision et à sa capacité d’innovation. Dans de nombreux pays, je ressens de l’admiration quant à mes origines.

Dans mon pays, il manque cependant un vrai esprit intégral. Je remarque et déplore que l’on laisse de côté des projets tournés vers l’avenir au détriment de projets à court terme, prestigieux et coûteux. Ils prennent plus de place dans l’agenda que les mesures qui ont pour but de bâtir une société pacifique.

Je me suis désormais rendu compte que la politique a besoin de personnes qui osent innover. Les combats que nous menons contre tel ou tel en médecine, en politique, dans le milieu des affaires et au quotidien prennent tant de place que nous oublions qui nous sommes : des êtres pleins d’énergie avec une conscience et une aptitude au changement, le tout dans une enveloppe charnelle.

Il faut l’avouer : à divers niveaux, la plupart des acquis matériels sont dus à des ressources enlevées à d’autres personnes et à d’autres nations sous le couvert du commerce grâce à une mentalité de gagnant/de perdant. Nous amassons une énorme quantité d’argent, et ce dernier devrait à mon avis bien plus s’écouler que l’eau. Le revenu de base arrivera et sera la conséquence logique des performances réalisées. L’océan est fait de gouttes d’eau. L’eau est source de vie et a des vertus purifiantes. Quelle est véritablement la tâche du Grand Conseil ? Qu’a donc causé la dissolution de l’actuelle volonté d’amélioration ? Nous avons toutes et tous beaucoup de questions, et je pense qu’elles relèvent de la politique, au sens original du terme. Il existe de nombreuses mesures concrètes qui pourraient être mises en œuvre bien plus facilement si nous le voulions.

Comment se libérer du fâcheux problème de la dépendance aux caisses maladie et devenir un peuple de personnes responsables et conscientes de la santé ? Comment réussir à communiquer ensemble grâce au langage du cœur ? Comment trouver un équilibre où les enfants vivent et profitent de la vie dans un environnement calme et approprié, où l’apprentissage se fait de lui-même, sans contrainte ni pression de se fondre dans le moule ? Quelles personnes conscientes de leurs responsabilités arriveront à mettre en place de telles structures ?

Comment parvenir à moins légiférer, à nous libérer de ces lois ? Où se trouvent les politiciens prêts à s’engager pour défendre le bien commun ? Avons-nous plutôt besoin de discuter ou de concevoir ?

Je participe volontiers à la recherche de solutions. Il s’éveille en moi une grande joie de pouvoir jeter un œil derrière les processus et à la fois de démasquer les forces qui veulent à tout prix maintenir ce système de pouvoir en place. Je plaide pour un net ralentissement, afin qu’entendre à nouveau le ruissellement de l’eau soit d’une simplicité bénéfique.

Pascal Furrer (IP Zentralschweiz)

Vote fédéral du 10 février 2019

Initiative populaire «Stopper le mitage – pour un développement durable du milieu bâti (initiative contre le mitage)»

Ce que veut l’initiative :

Elle veut préserver les terres cultivées et les protéger de l’étalement urbain afin que la production alimentaire régionale reste possible. Elle veut que les espaces verts, les espaces récréatifs et la biodiversité soient  préservés pour les générations futures.
Elle veut bloquer la surface totale les zones à bâtir et que les terrains à bâtir soient utilisés avec parcimonie. Elle veut améliorer la qualité de vie en promouvant des quartiers plus durables. Elle veut combler les lacunes de la loi sur  l’aménagement du territoire.

Vision intégrale du futur :

Dans une société intégrale, le sol est perçu comme fondement de la vie et comme un présent. Il nous offre ce dont nous avons besoin. Le sol est un bien commun et est traité avec soin de manière appropriée. Le sol est utilisé de manière à ce que non seulement les humains et les générations futures soient préservés, mais également le  monde environnant.

Recommandation de vote : OUI

Nos réflexions à ce sujet :

  1. L’acceptation de cette initiative renforce la conscience que le sol n’est pas extensible.
  2. L’initiative assure un équilibre souhaitable entre les différents besoins d’utilisation.
  3. La promotion de petites structures soutient la durabilité.

Requêtes spéciales de PI :

Nous demandons que la valeur du sol soit conscientisée dans notre société. Une interaction hamonieuse des humains avec leur environnement doit être mise en exemple et transmise. Nous voulons promouvoir des formes d’habitation durables et de petites structures. L’initiative contribue à stimuler des modes de vie plus collaboratifs.

Explication sur la démarche et le but du commentaire politique

Les commentaires politiques de PI Suisse sont le résultat d’un processus de prise de position intégrale aux projets de lois fédéraux proposés en votation. Dans le cadre de ce processus, nous évaluons si le projet représente un pas dans la  direction d’une future société intégrale, autrement dit si ce projet est une réelle contribution à la transformation de notre société, ou s’il n’est qu’une variante de ce qui existe déjà. Les projets de lois sont évalués par la Commission politique de PI Suisse.

Les responsables pour cette publication sont : Pia Bossi, Urs Haller, Remy Holenstein, Margreth Schmutz, Yvonne Schwienbacher et comme invitée, Susanne
Baumann.
Le résultat de cette appréciation est publié sous la forme d’une recommandation de vote intégrale
dont le but est d’animer auprès des lectrices et des lecteurs l’envie de déterminer leur
opinion par leur propre réflexion personnelle. L’objectif d’une position intégrale n’est pas
d’avoir raison, mais de permettre une évolution de conscience.

Un grand merci à Alberto Cerri et Nadja Stöckli pour son travail

De 2014 à 2016, Alberto Cerri nous a conseillés et soutenus au sein du comité. Nous avons fait la connaissance d’un membre intéressé et engagé, qui nous a impressionnés par son intelligence, son assiduité, son sérieux et son charme tessinois tout en retenue.
Très vite, il a endossé le rôle de vérificateur des comptes et de deuxième signataire à la banque. Il effectuait ces tâches consciencieusement et, à notre demande, il les a poursuivies encore deux ans après son retrait du comité pour des raisons professionnelles. Désormais, il ne souhaite plus assumer ces fonctions, car il ne se trouve plus au cœur de l’action.
Le travail d’Alberto Cerri a toujours été grandement apprécié. Nous le remercions pour tout ce qu’il a entrepris pour Politique Intégrale et lui souhaitons de tout cœur une excellente continuation. Nous serions aussi très heureux de le revoir lors de l’un ou l’autre de nos événements.


Nous avons été enchantés du travail de Nadja Stöckli, une personne adorable, compétente, appliquée et pleine d’humour. Employée à 20% du 1er février 2012 au 30 septembre 2018, elle a pris en charge les domaines suivants :

  • comptabilité (paiements, factures, cotisations des membres, rappels, réservations, registre et révision)
  • communication avec les membres
  • co-organisation des événements
  • conception et envoi de la newsletter
  • et surtout la conception et la gestion du site Internet. Elle effectuait ce travail avec bravoure et aisance grâce à ses admirables aptitudes techniques.

Travailleuse dans l’ombre, elle nous a si bien soutenus sur plusieurs plans que nous avons été très tristes d’apprendre son départ. Elle a dû augmenter son taux d’occupation pour poursuivre sa carrière de spécialiste en technologie solaire, son domaine d‘activité. Nous ne pouvions presque pas imaginer de continuer sans elle, même si nous lui souhaitons de tout cœur plein succès. Dans ce cas-là aussi, elle nous a beaucoup soutenus, laissé assez de temps et proposé son aide afin que le passage de flambeau se déroule au mieux.
Difficile de savoir ce qui va nous manquer le plus : son travail remarquable ou sa personnalité chaleureuse. Nous lui souhaitons tout le meilleur et espérons recroiser son chemin à l’avenir.