Un grand merci à Alberto Cerri et Nadja Stöckli pour son travail

De 2014 à 2016, Alberto Cerri nous a conseillés et soutenus au sein du comité. Nous avons fait la connaissance d’un membre intéressé et engagé, qui nous a impressionnés par son intelligence, son assiduité, son sérieux et son charme tessinois tout en retenue.
Très vite, il a endossé le rôle de vérificateur des comptes et de deuxième signataire à la banque. Il effectuait ces tâches consciencieusement et, à notre demande, il les a poursuivies encore deux ans après son retrait du comité pour des raisons professionnelles. Désormais, il ne souhaite plus assumer ces fonctions, car il ne se trouve plus au cœur de l’action.
Le travail d’Alberto Cerri a toujours été grandement apprécié. Nous le remercions pour tout ce qu’il a entrepris pour Politique Intégrale et lui souhaitons de tout cœur une excellente continuation. Nous serions aussi très heureux de le revoir lors de l’un ou l’autre de nos événements.


Nous avons été enchantés du travail de Nadja Stöckli, une personne adorable, compétente, appliquée et pleine d’humour. Employée à 20% du 1er février 2012 au 30 septembre 2018, elle a pris en charge les domaines suivants :

  • comptabilité (paiements, factures, cotisations des membres, rappels, réservations, registre et révision)
  • communication avec les membres
  • co-organisation des événements
  • conception et envoi de la newsletter
  • et surtout la conception et la gestion du site Internet. Elle effectuait ce travail avec bravoure et aisance grâce à ses admirables aptitudes techniques.

Travailleuse dans l’ombre, elle nous a si bien soutenus sur plusieurs plans que nous avons été très tristes d’apprendre son départ. Elle a dû augmenter son taux d’occupation pour poursuivre sa carrière de spécialiste en technologie solaire, son domaine d‘activité. Nous ne pouvions presque pas imaginer de continuer sans elle, même si nous lui souhaitons de tout cœur plein succès. Dans ce cas-là aussi, elle nous a beaucoup soutenus, laissé assez de temps et proposé son aide afin que le passage de flambeau se déroule au mieux.
Difficile de savoir ce qui va nous manquer le plus : son travail remarquable ou sa personnalité chaleureuse. Nous lui souhaitons tout le meilleur et espérons recroiser son chemin à l’avenir.

Journée de la conscience et du silence : une journée pour méditer

Tag der Bewusstseins

Le 20 octobre dernier, pas moins de dix personnes se sont réunies à Soleure pour visiter les gorges de Sainte Verena. Cette journée fut organisée par les groupes Veilleuse de Zurich et d’Argovie. Elle visait à mêler méditation et dialogues afin de soutenir et d’enraciner de l’intérieur les causes de Politique Intégrale.
Le paisible chemin dans les gorges jusqu’à ce haut lieu d’énergie avec l’ermitage nous a permis d’aller toujours plus profond en nous, et l’eau qui coule le long du sentier et les transitions aux ponts devint l’image pour le changement. Chanter ensemble dans la chapelle Sainte Verena fut très harmonieux. Nous avons pu recueillir les impressions de la journée lors de la discussion finale.
Selon l’agenda, cette journée se tiendra une fois par année. Cela signifie que les groupes Veilleuse régionaux, qui agissent et travaillent ensemble tout au long de l’année, se rencontreront lors de cet événement. Les membres de PI intéressés par cette sortie sont les bienvenus. Le programme et la date pour 2019 figureront dans l’agenda en temps voulu.

Prochaine journée de méditation du groupe Veilleuse : samedi 26 octobre 2019

Ruth Bänziger (PI Veilleuse)

Un membre de PI dans la „realpolitik“ – appel à la rencontre

Depuis le 1er juillet, je suis municipal de la petite commune Boniswil, au bord du lac Hallwil. Ce mandat m’est arrivé dessus comme l’enfant Jésus à Marie. Personne ne voulait officiellement se faire élire pour le poste vacant. Finalement il y eut une élection ouverte permettant d’élire chaque personne ayant le droit de vote dans mon village. Je suis allé trouver mon voisin pour l’encourager à se mettre à disposition de la commune. Il refusa. Alors j’ai commencé à me promouvoir moi-même et l’association “Zukunft Boniswil” a spontanément soutenu mon initiative. J‘ai obtenu la majorité absolue (plus de 50% des voix) au premier tour de vote. Je suppose que je suis le premier représentant officiel de PI dans cette fonction politique.

Mais qu’est-ce que cela signifie et qu’y a-t-il de spécifique à PI ? Comment rendre effectif l’intégral et l’attention dans un exécutif, alors que tant de choses sont déjà en route ? Ces questions m’ont préoccupé dès le début. Bien sûr, je vois les choses d’un point de vue légèrement différent, par exemple d’un point de vue écologique-spirituel. Mais quel lien avec mon discours de bienvenue, que j’ai eu l’honneur de faire lors du brunch de la fête nationale ? Quel lien avec la rénovation d’une route cantonale ou ma participation à la coopérative de télévision, dans laquelle, de manière inattendue je fais automatiquement partie du comité ? Comment puis-je introduire l’attitude de sobriété et où le silence conscient est-il possible ?

Permettez-moi d’oser quelques petites réponses ici. Tout d’abord, je tiens à dire que j’aime bien mes collègues de la municipalité. Il y en a quatre auxquels je remarque à peine leur couleur politique. Il y a là une réelle bienveillance, portée par l’intérêt et l’ouverture. Et certains portent en eux une conscience intégrale, sans qu’ils en affichent l’étiquette. Mais comment puis-je m’engager moi-même intégralement ? Voici deux points qui me semblent importants :

  1. Dans la politique quotidienne, je recherche une attitude impartiale. Je ne me laisse pas emporter par la pensée en noir et blanc, mais par mon souci pour le tout. Pour cela je suis attentif aux signaux de mon corps et non à mes préjugés quand il s’agit de prendre des décisions. Je suis donc heureux que nos candidats à l’asile puissent vivre dans une petite maison achetée et bien rénovée par la commune, mais je réagis de manière critique lorsqu’on les soulage de tous leurs problèmes quotidiens, et qu’ils n’aient pas à pédaler un peu pour résoudre un problème eux-mêmes. Je ne veux pas qu’ils se reposent sur nous et se laissent ainsi mettre sous tutelle, même si c’est parfois plus facile au début. Ce qui me tient à cœur ici, c’est le sentiment de dignité et le défi qui exige, dans un pays étranger, un pas des deux côtés pour créer des rencontres initiées soi-même.
  2. Je dois aussi faire un pas vers des rencontres incertaines. Cette semaine, nous avons eu une réunion du Conseil communal. La majorité des personnes présentes ont exprimé leur sympathie pour un lieu de rencontres prévu pour les enfants et les familles, mais j’ai remarqué quelques jeunes hommes, dont certains se battaient avec acharnement contre le projet. L’un d’eux s’est également montré très critique à l’égard des municipaux nouvellement élus, qui n’étaient selon lui que des marionnettes contrôlées de l’extérieur. Véhément, il cria dans la salle: “Je suis déçu !” Après la réunion, je me suis levé pour faire sa connaissance. Bien que ma tête me disait de ne pas le prendre au sérieux, mon ventre ressentait une grande curiosité de rencontrer cette personne qui faisait de moi si clairement un ennemi. Malheureusement, ce jeune homme était déjà parti mais il restait d’autres hommes qui me regardaient également avec méfiance et n’étaient manifestement pas bienveillants à mon égard. Je serrai la main de certains d’entre eux et cherchai la conversation. Ce ne fut pas un moment facile parce que j’entendis aussi en moi une voix me dire : “Je ne veux rien avoir à faire avec eux”. Certes, j’aurais pu rester parmi mes pairs et éviter l’autre côté. Cela aurait été plus simple pour moi. Mais dans mon ventre, je ressentais cette curiosité et le désir de nous rencontrer. Je me suis donc mis à serrer des mains supposément ennemies. Mais je ne rencontrai aucun ennemi. Ce furent des gens comme toi et moi qui, d’abord à contrecoeur, puis de plus en plus enchantés, m’acceptèrent.

Je crois que de telles rencontres changent. La personne en face et aussi moi. La transformation ne peut se faire que par la rencontre, et c’est pareil pour la transformation intégrale vers une société globale et au service de la vie.

Marc Schmuziger
(Comité PI)

Un passionnant « Forum Mieux Vivre 2018 » à Olten

Le « revenu de base écologique », tel était le thème du « Forum Mieux Vivre » organisé par PI Aarau le 3 novembre à la Schützi d’Olten. La présentation du Dr Ulrich Schachtschneider, intitulée « Mit dem Ökologischen Grundeinkommen aus der Wachstumsfalle » (sortir du piège de la croissance avec un revenu de base écologique), et la table ronde qui a suivi ont fait forte impression.

L’idée d’un revenu de base inconditionnel est connue en Suisse depuis son initiative populaire au plus tard – mais son financement en particulier fait souvent l’objet de controverses. Notre intervenant y a apporté une possible solution : un système « Tax & Share », c’est-à-dire le prélèvement d’une taxe écologique qui refléterait les coûts véritables d’un produit (donc y compris les coûts cachés, les impacts environnementaux etc.). Cette taxe serait alors redistribuée à la population à travers un revenu de base. Il s’agit de prendre non seulement un tournant écologique, mais aussi un chemin qui nous mène petit à petit vers un revenu de base. En Suisse, ce système existe déjà sous une forme très réduite : la taxe incitative sur les combustibles.

Des représentants de la politique et d’organisations de la société civile ont pris part à la table ronde finale : Danil Häni (revenu de base inconditionnel), Seraina Seyffer (économie du bien commun), Jonas Fricker (les Verts) et Franziska Herren (initiative pour une eau potable propre). Ils ont exposé leur propre point de vue sur le sujet.

Le duo « Belle & Bass » s’est occupé de l’animation musicale de l’événement. Plusieurs intermèdes musicaux ont permis aux participants de s‘arrêter un instant et de prendre le temps de réfléchir.

Après avoir repris des forces au buffet canadien bien fourni, les participants entammèrent le programme de l’après-midi. Dans un premier temps, les différentes organisations, qui disposaient chacune d’un stand au forum, eurent l’occasion de se présenter brièvement. Puis, réparties par petits groupes, toutes les personnes présentes purent discuter de ce qu’elles avaient appris lors de la présentation de la matinée et des premières actions concrètes qu’elles pourraient entreprendre pour l’introduction d’un revenu de base écologique.

La récolte subséquente des travaux de l’après-midi a révélé, entre autres, à quel point de nombreux participants au forum ont été impressionnés par le lancement de l’initiative sur l’eau potable, qui a exigé beaucoup de courage. Cet exemple donne envie de s’impliquer aussi et de porter au grand jour de tels sujets, comme ce fut le cas lors de ce Forum Mieux Vivre. Il a également été noté qu’il faudrait mieux faire connaître les mini-revenus économiques de base déjà existants en Suisse afin de montrer aux gens que le principe fonctionne déjà.

Parmi les autres conclusions majeures de la journée, les participants ont cité : l’importance d’une transformation des valeurs (par ex. sous forme de consommation responsable), la nécessité de trouver des solutions créatives et le retour essentiel à la notion d’ÊTRE au lieu d’AVOIR, au FAIRE ensemble, avec le cœur et le courage. Et ce, dès maintenant !

Voici un exemple parmi les nombreux retours positifs : « Ce fut une belle fête qui a stimulé tous les sens, permis de nombreuses rencontres et donné lieu à d’intéressantes discussions. Merci beaucoup pour toute l‘organisation ! »

Sandra Cox (PI Argovie)